Zsuzsa SIMONFFY

Zsuzsa SIMONFFY, Vague : paradoxe et pertinence > 279


0. Introduction

J'ai le sentiment que le problème du vague n'est pas quelconque. Si l'on s'interroge sur les fonctions du langage, il ne faut pas aller loin pour trouver la prédication. On peut poser, en effet, que dans le stock de la langue, les prédicats sont disponibles pour décrire les choses ou les individus, p. ex. oiseau, gourmand, colline, table, grand, aimable. On a une forte intuition que certains de ces prédicats apportent plus de précisions que d'autres. Il y a des moments où ils s'appliquent, autrement dit où ils sont vrais, il y en d'autres où ils ne s'appliquent pas, où ils sont faux. Ce constat ne paraît pourtant valable que pour les prédicats à valeur précise. Qu'en est-il de ceux qui n'entrent pas dans cette catégorie ? Il n'y a pas moyen de déterminer s'ils s'appliquent ou ne s'appliquent pas. Il existe un cas limite.

Au premier abord, le terme vague recouvre donc tout ce qui peut être indéterminé. En tant que propriété, il peut être attribué à partir des objets incomplets en passant par les termes vagues, comme chauve, grand, correspondant à un continuum dans la réalité, comme beau, intelligent, dont les critères varient selon les individus et comme oiseau, chaise, à un grand nombre de critères, jusqu'à une zone de non-dit inhérente à tout énoncé.

À partir des prédicats et de leur applicabilité, une question fondamentale se pose : y a-t-il des frontières ? S'il y en a, comment les désigner ?


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