Zoltán JENEY

Zoltán JENEY, Problèmes de traduction d’anti-textes poétiques > 109

In 2004, a group of translators and historians of literature composed an anthology of medieval love poetry. It was a complex work: they had to collect and to translate texts from seven different languages. This year the same translators have decided to explore the dark side of medieval poetry: erotic poems, some of them obscene, coming from the same milieu and from the same authors as love poetry. The problem in this case is that the translators haven’t got a tested and widely used poetic vocabulary as they do for courteous texts. The invention of this vocabulary depends on the period the original poems are coming from, on the original language, and also on the modalities of Hungarian language.

En 2004, un groupe de traducteurs et de chercheurs hongrois a composé une anthologie de la poésie amoureuse médiévale de l’Occident. Le recueil a paru sous le titre Tavaszidő édessége. C’était un travail complexe nécessitant de réunir et de traduire les textes de sept langues différentes : occitan, français, italien, gallego-portugais, allemand, anglais et espagnol. Cette année, les mêmes traducteurs ont décidé d’explorer le côté obscur de la poésie médiévale et se sont mis à la traduction d’anti-textes1.

L’expression « anti-texte » n’est un terme reconnu ni en linguistique ni en science littéraire. Il s’agit d’un ensemble spécifique de textes regroupant les écrits qui vont à l’envers des courants littéraires, et plus spécialement au Moyen Âge où les conventions poétiques ont influencé les esprits plus que dans n’importe quelle autre période de la littérature française. En effet, les règles auxquelles les troubadours, les trouvères ou les minnesänger devaient obéir ont constitué un fondement plus ou moins homogène sur lequel les poésies nationales se sont appuyées pendant des siècles, et le font encore aujourd’hui.

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