Anne-Rachel HERMETET

Anne-Rachel HERMETET, Albert Thibaudet, lecteur du roman contemporain> 11

 

Parcourant les sentiers si divers empruntés par le roman français après la

Première Guerre mondiale, il est tentant de s’arrêter sur les chroniques que lui a

consacrées un des critiques les plus influents de l’époque, Albert Thibaudet, qui

a tenu, de 1912 à sa mort en 1936, une rubrique régulière dans La Nouvelle

Revue Française (NRF). Le rayonnement européen de la revue et,

singulièrement, celui d’une de ses plumes les mieux identifiées y invitent, tout

comme le regain d’intérêt que suscite l’oeuvre de Thibaudet en France :

ainsi ont été récemment republiées ses Réflexions sur la littérature tandis que

lui était consacrée la livraison de juin 2007 de Littérature. Dans le vaste

ensemble ou plutôt le massif, pour reprendre une des métaphores géographiques

chères à celui qui fut professeur d’histoire, dans le vaste ensemble donc des

chroniques de Thibaudet, on s’arrêtera sur celles qui traitent du roman, non

seulement français mais aussi étranger, car la pensée critique de Thibaudet se

déploie dans ce mouvement de confrontation et de dialogue entre le national et

l’étranger, entre la tradition et le moderne. L’objectif ou l’espoir de cette

intervention est ainsi de poser quelques jalons pour l’histoire d’une notion qu

nous semble pertinente dans la critique de l’entredeuxguerres: celle du « roman français »,

telle qu’elle a pu être élaborée dans les pages de la revue la

plus prescriptive de l’époque.

 

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