Sándor KISS

Sándor KISS, Variations sur l’autobiographie : A: Gyergyai et J:P: Sartre > 45

 

Deux autobiographies seront placées côte à côte ici, avec leurs

ressemblances et leurs divergences : Les Mots de JeanPaul

Sartre (1964) et Anyám meg a falum d’Albert Gyergyai (1972)1.

La comparaison portera d’une part sur les procédés narratifs des deux auteurs et les centres d’intérêt

qui gouvernent les deux récits, d’autre part sur les principes

d’explication – psychologiques, sociologiques, philosophiques – appliqués à la

trame des événements. Malgré les approches différentes, les « mots » et les

« choses » finiront par s’éclairer mutuellement dans les deux autobiographies,

qui répondaient au même besoin impérieux pour les deux auteurs, à un point

déterminé de leur itinéraire spirituel.

En effet, malgré leurs profondes différences, ces deux écrivains se penchent

sur leur passé avec la même exigence d’« intégralité », en voulant comprendre

pleinement les liens secrets qui se tissent entre les occupations diverses et entre

les époques éloignées d’une vie. Je ne pense pas que je doive me livrer ici à une

recherche historique minutieuse concernant les événements réels traversés par

les deux hommes ; mon propos n’est pas de scruter leur sincérité ou les

déformations par lesquelles ils pourraient altérer les faits ; dans le cas des deux

ouvrages, la cohérence interne et une « intuition d’authenticité historique »

ressentie par le lecteur garantissent un désir de sincérité et provoquent notre

adhésion au « pacte autobiographique ».

 

Pour lire la suite de cet article, veuillez consulter le document pdf ci-dessous.

 

PDF download: