OUVERTURE

Éva OSZETZKY, Tempora mutantur et nos mutamur in illis

Ouverture > 9

M. l’Ambassadeur, Mme la Vice-Doyenne, Mme la Directrice de l’Alliance
Française de Pécs, Mesdames, Messieurs, Chers collègues,
Nous fêtons à Pécs la Journée internationale de la Francophonie et, depuis
la fondation de ce département, nous organisons des colloques à cette occasion.
Néanmoins le présent colloque, intitulé Du lexique au style, est particulier et de
plusieurs points de vue.
Cette année 2010 le Département d’Études Françaises et Francophones de
Pécs célèbre le 25e anniversaire de son existence. Suite à une collaboration
fructueuse avec le Centre Interuniversitaire d’Études Françaises de l’Université
ELTE de Budapest, nous sommes ici pour la 10e édition des Journées d’Études
Françaises, après les rencontres dans d’autres villes telles que Szeged,
Veszprém, Debrecen et Piliscsaba. 2010 est l’année où Pécs porte le titre
prestigieux de « Capitale européenne de la culture », ainsi au niveau culturel et
scientifique il y a beaucoup d’activités qui attirent un public professionnel
important.
Il y a cinq ans, lors des manifestations liées au 20e anniversaire du
département, nous avons invité et accueilli des poètes francophones, belges,
français et suisses. Depuis cinq ans nous avons eu beaucoup de changements
dans les universités avec le passage au système Bologne : les temps changent et
nous changeons avec eux. Cependant nous sommes fiers de nos résultats, de
nos réussites et de nos succès scientifiques : les colloques, les ouvrages parus,
les soutenances de thèses des collègues, les prix de nos étudiants-chercheurs et
de leurs directeurs de recherches. Nous sommes également fiers de nos succès
académiques, au niveau des formations et aussi au niveau des enseignements et
des publications de nos collègues enseignants-chercheurs.
Ce colloque au titre Du lexique au style apportera certainement des réponses
aux questions concernant l'expression des identités à travers la langue. J’ouvre
cette rencontre avec les mots de Paul Valéry : « Le style résulte d'une
sensibilité spéciale à l'égard du langage. Cela ne s'acquiert pas ; mais cela se
développe » (Étude, science de style, 1934). Vous vous souvenez des questions
proposées dans l’appel, il y a un an à peu près : « Comment le lexique (belge,
français, québécois, suisse) pourrait-il porter l'empreinte d'une culture ou
d'une société donnée ? Comment la langue peut-elle devenir une source
principale d'identité ou encore de connaissance sur la culture d'une
communauté ? »
C’était les questions que nous nous sommes posées, au début de
l’organisation de cette rencontre. Et maintenant nous sommes réunis pour les
réponses, pour les échanges d’arguments, pour écouter les approches
différentes du lexique, les points de vue des collègues littéraires, lexicologues,
lexicographes et didacticiens. J’espère bien que ces jours seront pleins de
discussions et d’idées, pleines de rencontres utiles et agréables.
Je souhaite que les actes voient le jour selon les recommandations de
Buffon : « Pour bien écrire, il faut donc posséder pleinement son sujet, il faut y
réfléchir assez pour voir clairement l'ordre de ses pensées, et en former une
suite, une chaîne continue, dont chaque point représente une idée ». [Georges-
Louis Leclerc, dit Comte de Buffon, Discours sur le style (1753), Texte de
l'édition de l'abbé J. Pierre Librairie Ch. Poussielgue, Paris, 1896.]
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ÉVA OSZETZKY
Université de Pécs
Courriel : oszetzky.eva@pte.hu