POÉSIE ET ARTS

Anne UBERSFELD, Le théâtre de Mallarmé > 7


Il est un art, un art, l’unique et pur qu’énoncer signifie produire : il hurle ses démonstrations par la pratique. L’instant qu’en éclatera le miracle, ajouter que cela fut cela et pas autre chose, même l’infirmera : tant il n’admet de lumineuse existence sinon d’exister. (Crayonné au théâtre, Pléiade, p. 295).

Belle définition, belle confiance dans le théâtre comme existence pratique. Mais qu’est-ce que le théâtre, pour Mallarmé et ses contemporains ?

Quiconque s’aventure dans un théâtre contemporain et réel soit puni du châtiment de toutes les compromissions, si c’est un homme de goût, par son incapacité à applaudir. (ibid., p. 294)

Reprenant en 1896, ce texte de 1887, Mallarmé écrit :

J’essaie devant tels rideaux de raison, de prestige, de loyauté et de charme sur cela, qui continue pour moi, un manque d’intérêt ou l’usage actuel du théâtre, avec furie et magie drapés, de ne percevoir le vide contemporain derrière (p. 1562)

Et Mallarmé de regretter :

l’histoire dans un pays manquant de la célébration séculaire de mythe devant le peuple. » (ibid.)

 

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